Select Page

Fast and Furious 4

Article écrit par

Un 4ème volet qui nous laisse au bord de la route.

Voitures tunées, jolies filles dénudées, action décomplexée… spectateurs blasés. Justin Lin a beau renouer avec le quatuor d’acteurs du film original de la série, ses effets visuels hors de propos et le manque de second degré du scénario plombent le film. Alors, si oui l’on prend un plaisir coupable devant certaines scènes d’action, ce The fast and the furious 4 nous laisse au bord de la route.

Ce quatrième volet de la franchise s’ouvre sur une scène d’action plus qu’alléchante : Vin Diesel et son équipe braquent un camion citerne qui roule à pleine vitesse. Justin Lin nous emballe cela de manière très correcte : gros son, action à gogo, l’adrénaline est au rendez-vous. On retrouve très facilement – et avec un certain enthousiasme – ses marques dans l’univers ultra codifié du rodéo urbain du sympathique épisode initial. Malheureusement, une fois le plaisir relatif de retrouver Paul Walker et le monolithique Vin Diesel se chamailler passé, le film se perd dans un sérieux mal venu. En effet, le scénario accumule les poncifs en matière de sentimentalisme facile, lesquelles scènes sont filmées sans aucune finesse. De plus, l’humour, élément nécessaire à la prise au second degré d’un film d’action décomplexé, marque par son absence. Sans aucun recul, Justin Lin trimballe ses deux héros bourrés de clichés de scènes surréalistes en scènes surréalistes. Or, le charme du genre vient justement du décalage des personnages par rapport à ce qui leur arrive : une réplique de John MacLane dans Die Hard, ou encore la désinvolture totale de Will Smith dans Bad Boys. Dans un désir visible de donner de l’épaisseur à ses héros, le scénario s’embourbe dans des dialogues longuets censés nous plonger dans l’âme de ces rois du bitume. Justin Lin croit en son histoire et veut nous y faire croire : souhait louable mais impossible. La réalité est une chose, The fast and the furious en est une autre : un cahier des charges sur grand écran destiné à plaire aux amateurs d’actioner bourrin.

Ainsi, cet épisode de la série laissera un goût d’inachevé aux aficionados. Si le bonheur frappe parfois à la porte (la poursuite réussie dans les rues de la ville notamment), une fois ouverte, il n’y a plus grand monde. A vouloir trop en faire en voulant dépasser son modèle original, Justin Lin finit comme ses protagonistes dans la vraie vie : dans le mur.

Titre original : Fast and Furious 4

Réalisateur :

Acteurs : , ,

Année :

Genre :

Durée : 100 mn


Partager:

Twitter Facebook

Lire aussi

Le photographe

Le photographe

Ritesh Bafa nous livre ici un quatrième long métrage dans la lignée de sa production indienne précédente sans se répéter pour autant.

La Victime

La Victime

« La victime » tient une place et un statut à part dans la cinématographie britannique. L’ oeuvre dénonce l’hystérie
paranoïaque d’une « chasse aux sorcières » menée à l’encontre de la communauté homosexuelle. Le film favorisa la jurisprudence en faveur d’un amendement voté en 1967 dépénalisant l’homosexualité.