Qu’il s’agisse du karatéka belge des années 90, mis en scène dans son propre rôle (
JCVD), ou d’un jeune prodige des mathématiques devenu escroc au Black Jack (
Las Vegas 21), les films à l’affiche cette semaine promettent un cocktail d’action et de réflexion détonnant.
Superhéros movie, parodie des films de superhéros, vient souffler un vent d’ironie et de légèreté sur un genre filmique inépuisable aux Etats-Unis.
JCVD, contre toute attente, s’avère une auto-analyse convaincante et troublante, réalisée par Mabrouk El Mechri. Le retour de l’acteur dans un franc-jeu de désillusion vaut le détour cette semaine. A l’autre bout de la planète, après
Mad Detective, le réalisateur hong-kongais Johnnie To revient avec
Sparrow, une comédie policière. Entre romance et affaires de pickpockets, les héros déjantés ne parviennent pourtant pas à élever ce dernier film au rang des précédents.
En Sierra Léone, au lendemain de la guerre civile,
Ezra, anti-héros total, ex enfant soldat, doit affronter une réalité complexe. Le long-métrage du réalisateur africain Newton I. Aduaka suscite l’intérêt en appelant à la lecture critique par la diversité des arguments différents qu’il propose. Le film sort la même semaine que
L’appel des arènes, autre réalisation africaine qui, à travers la lutte sénégalaise, tente tant bien que mal de dépeindre toute une culture. Et pour ce qui est d’appréhender une culture, la langue d’un peuple se révèle être une mine historique, politique et poétique unique.
Langue sacrée, langue parlée de Nurith Aviv s’interroge ainsi sur la place de l’hébreu dans la culture juive aujourd’hui.
L’an dernier, Roy Andersson faisait son retour avec ses tableaux mélancoliquement drôles dans
Nous, les vivants. Cette semaine, deux adolescents et la passion qu’ils se livrent sont les héros d’
Une histoire d’amour suédoise, toute première œuvre du cinéaste, jusqu'alors inédite en France.
Si avec une telle programmation vous ne parvenez pas à vous engouffrer dans une salle obscure cette semaine, et bien… rendez-vous dans l'univers énergétique des personnages du Laboratoire ou chez le héros burlesque et romantique du Coin du Cinéphile, Jacques Tati !