Edito de la semaine du 30 avril 2008

Edito de la semaine du 30 avril 2008

Edito de la semaine du 30 avril 2008

Article de Morgane Postaire

Quand un cinéma peine... « En avril, ne te découvre pas d’un fil ».


« En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Le cinéma reste cette semaine fidèle à ce dicton et, pour cette fin d’avril, joue la frilosité, notamment les films français décevant principalement par leur manque de force, leurs aspects fades et timorés. Deux jours à tuer, Les Hauts Murs, Le grand alibi et 15 ans et demi représentent tous quatre cette semaine le cinéma français mais aucun ne réussit véritablement à tirer son épingle du jeu. Réalisateurs reconnus (Jean Becker, Pascal Bonitzer) ainsi que grands acteurs (Daniel Auteuil et toute la clique du Grand alibi à savoir Pierre Arditi, Miou-Miou, Lambert Wilson, Valeria Bruni Tedeschi, Anne Consigny, Mathieu Demy, Maurice Bénichou, etc.) sont pourtant au rendez-vous mais les films ne convainquent pas, ne réussissent pas à faire briller la petite flamme magique d’un grand cinéma.

Heureusement, cet Art n’est pas seulement hexagonal.
La Turquie, après le très beau De l’autre côté de Fatih Akin, revient dans les salles obscures avec Des temps et des vents de Reha Erdem, « film maîtrisé de bout en bout [dont l’]épure formelle sert un propos puissant, au souffle libertaire et mystique, représentation en creux de la Turquie d’aujourd’hui ».
De l’autre côté de l’Atlantique, Robert Downey Jr. interprète à l’écran le fameux Iron Man. Le choix de l’acteur se révèle des plus judicieux et ce nouveau film de super-héros masqué réjouira sans doute les fans de comix déçus par ses aînés.
Il faut aussi compter avec l’Afrique cette semaine. Ce continent est certes peu présent dans le paysage cinématographique mondial, cependant ses propos sont forts. Il va pleuvoir sur Conakry le prouve. L’Afrique a beaucoup à dire et malgré quelques maladresses, elle le dit bien et de belle manière. Ce sera l’occasion d’aborder dans le Laboratoire, à travers Quand le cinéma américain (re)découvre l’Afrique, les liens tissés, ou non, entre le cinéma hollywoodien et le continent africain.

La ressortie en salles de La soif du mal d’Orson Welles est également une belle opportunité de revenir sur la carrière d’un grand monsieur récemment disparu, Mister Charlton Heston, personnage mythique du 7ème Art qui a fait couler beaucoup d’encre…Un papier dresse son portrait dans le Laboratoire, Charlton Heston, héros immortel ou facho irrécupérable ?, revenant sur ce personnage, à l’écran comme à la ville.

Une semaine fraîche, certes, mais durant laquelle quelques perles se distinguent tout de même égayant ainsi la grisaille ambiante.
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