Echappées contemplatives et travail de deuil, accès de violence et de terreur, ou légèreté burlesque. La diversité cinématographique de cette semaine promet de contenter les humeurs.
Qu'ils fuient en Asie Centrale, sur une plage isolée ou qu'ils reviennent chez eux, les héros de
Ulzhan,
La marea et
Yumurta apparaissent avant tout comme des âmes lasses de leur souffrance. Lorsque l'amour s'annonce au même moment, le deuil a des chances de se faire. Mais lorsque c'est précisément cet amour qu'il faut enterrer, le retour à la nature se transforme en ultime voyage.
Autre retour aux sources, celui de Michael Haneke. Dix ans après son troublant
Funny Games, il réalise
Funny Games US, son remake. Reproduit avec une fidélité méticuleuse, l'objectif du cinéaste est d'atteindre enfin le public américain. L'occasion pour notre rédaction de replonger dans l'œuvre initiale de Michael Haneke, qui ressort en coffrets DVD. Surtout, l'essence des
Funny Games, la monstration d'une violence inouïe, inspire le laboratoire de cette semaine sur le
sadisme au cinéma.
Au cas où les nerfs ne seraient pas totalement rongés, Paco Plaza et Jaume Balaguero proposent leur effrayant
Rec, dont Quarantine, son remake américain (décidément) sortira en décembre. Heureusement que George Clooney a misé sur une comédie insouciante et romantique pour son troisième long-métrage.
Jeux de dupes, film d'époque sur l'effervescence des années folles, vient généreusement contrebalancer la gravité ambiante.