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Cinema Paradiso (Director’s cut)

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Cinema, amore mio.

Il était une fois…

Juste après la seconde guerre mondiale, un petit village de Sicile touché par la misère mais riche de vie et d’espoir. Toto, un incorrigible petit garnement au destin de voleur de bicyclettes, décide de devenir coûte que coûte l’assistant du projectionniste de la paroisse, le solitaire et taciturne Alfredo. Époque dorée des salles de cinéma, lieux de magie, de découvertes, de fantasmes, de partage et de querelles entre toutes les générations et les classes sociales. Au Cinéma Paradiso, le spectacle se joue autant du côté des spectateurs, chaque spécimen haut en couleur venant tour à tour faire son petit numéro, que sur l’écran de la salle où prendra vie ce que le seul le septième art sait nous offrir : les frissons, le rire, la passion et même l’ennuie. Il était une fois le cinéma, Giuseppe Tornartore multiplie les extraits de films pour ne laisser personne dans l’obscurité. Le Néoréalisme italien, Hollywood et ses stars, le cinéma français, le panorama se veut des plus exhaustif. La dialectique écran-salle tourne à la démonstration tant Tornatore use du procédé. L’humilité du réalisateur ne saurait le dispenser de trouver sa propre voix. Une mise en scène sans inspiration qui lorgne plus du côté de la RAI que de Cinececittà.

 

Tout pour l’émotion

Acceptons alors de succomber aux grosses ficelles de la bienveillance et du sentimentalisme pour retrouver un temps notre naïveté de spectateur. Pour être touché par la relation, d’abord complice puis filiale, qui unira pendant plus de trente ans Toto et Alfredo. Ne résistons pas aux rires faciles, entraînés par la bouille espiègle de Salvatore Cascio (Toto enfant), ni aux larmes extirpées par le jeu à peine retenu d’un Philippe Noiret devenu non-voyant. Croyons à la pureté des sentiments, à la force du destin. Laissons-nous emporter par le lyrisme et l’emphase du Maestro Morricone dont les notes des deux thèmes principaux resteront longtemps amarrées à notre mémoire. Avec quasiment une heure de plus que la version initiale sortie en 1988, le director’s cut ressasse sans crainte du trop plein les blessures et les regrets du passé. Les sirènes de la nostalgie n’ont pas encore fini de tendre leurs doux filets.

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Durée : 167 mn


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