14e Semaine du Cinéma russe à Paris

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Cette année, les films présentés à la Semaine du Cinéma russe cassent l´image de la lenteur et de la pesanteur dramatique habituellement associées au drame russe.

Depuis 2004 a lieu chaque année à Paris, au mois de novembre, la Semaine du Cinéma russe contemporain. Cette année, la 14e Semaine, intitulée "Les Regards de Russie", aura lieu du 9 au 15 novembre, et se déroulera au sein de trois salles de cinéma parisiennes : L’Arlequin, Le Majestic Passy et Le Reflet Médicis. Seront présentés au public seize films, dont deux sont des documentaires, tandis qu’une séance sera dédiée au jeune public sous la forme de plusieurs dessins animés.

Cette année, l’ouverture du festival se fera avec Art pur, un beau film noir très dynamique, presque un film d’action, qui a pour sujet le marché de l’art. Il est réalisé par Renat Davletiarov, qui est également le producteur général de la Semaine du Cinéma russe et le directeur général de Interfest et Real-Dakota, deux entreprises chargées de l’organisation de l’évènement avec le soutien du Ministère de la Culture de la Fédération de Russie et la collaboration des cinémas Les Écrans de Paris. Depuis 2005, La Semaine du Cinéma russe est également organisée à Berlin et, depuis 2001, à New-York.

 
 
 
Art pur de Renat Davletiarov
 

En Russie, l’année 2016 a été proclamée « Année du cinéma ». Ainsi, la Semaine du Cinéma russe à Paris se charge de la mission spéciale de promouvoir les liens entre les différentes générations de cinéastes et de techniques utilisées. On trouvera cette année dans la programmation deux œuvres d’une dynastie de cinéastes, les Prochkine : Service de sécurité de Prochkine père (Aleksandr) et Orléans de Prochkine fils (Andreï). Les deux longs métrages sont écrits par le même scénariste talentueux, Yuri Arabov, et brillent par leurs dialogues drôles et effervescents. Les décors et les péripéties sont grotesques, parfois même surréalistes dans leur contemplation de la vie provinciale contemporaine avec des histoires qui mettent en avant des valeurs universelles, intelligibles aux quatre coins du monde.

Dans ce kaléidoscope de films se trouve Le Disciple de Kirill Serebrennikov, primé au festival de Cannes 2016 (Prix François-Chalais), qui creuse des problématiques douloureuses : la place de la religion et de l’éducation dans la société russe actuelle. Cette œuvre doit sa dramaturgie puissante à une pièce de théâtre contemporaine, Le Martyr, écrite par Marius von Mayenburg, que le réalisateur a mis en scène au théâtre moscovite Centre Gogol. D’ailleurs, Le Salut d’Ivan Vyrypaïev et La Soïf du vent d’Olga Veremeïeva et Elena Demidova traitent également des croyances religieuses, confrontant les deux pôles culturels, l’Occident et l’Orient.

 


Arventour d’Irina Evteeva
 

Il faut souligner que la 14e Semaine du Cinéma russe cherche à présenter une large variété de styles et de genres : un film catastrophe (Le Brise-glace de Nikolaï Khomériki), des films d’action (Art pur de Renat Davletiarov ; Le Terrain de foot d’Edouard Bordoukov), des mélodrames et des comédies romantiques (De l’amour de Andreï Migatchev et Anna Melikian), un almanach de courts métrages fait par des femmes-réalisatrices (Pétersbourg, seulement par amour), et un film merveilleux, Arventour d’Irina Evteeva, fait dans une technique exceptionnelle mariant le cinéma avec la peinture et l’animation.

14e Semaine du Cinéma russe, dans les cinémas L’Arlequin, Le Majestic Passy et Le Reflet Médicis, du 9 au 15 novembre 2016.

Image d’en-tête : Ivan Mosjoukine, ou l’enfant du carnaval de Galina Dolmatovskaia


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